Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 17:10

Le Théâtre Volubilis

 

vous souhaite tout d'abord tous ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2012

et vous invite aux représentations de

 

L’OURs, UNE DEMANDE EN MARIAGE et le tragedien malgre lui

Une plaisanterie en trois mouvements

D’Anton Tchekhov

 

Le Vendredi 13 Janvier à 14h30

Théâtre Jean Piat de Canet-en-Roussillon (66140)

Tarifs : de 7 à 15€ / Réservations au 04.68.86.72.60

 

Et

 

Le Samedi 14 Janvier à 20h30

La Fabrica, un théâtre dans les remparts  à Ille-sur-Têt (66130)

Tarifs : 8 et 10€ / Réservations au 04.68.84.08.09

Par Théâtre Volubilis
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 16:00

 

« L’ours », « Une demande en mariage » et "Le tragédien malgré lui"

 
D’Anton Tchekhov

Traducteurs : Génia CANNAC et Georges PERROS

L'Arche est l'éditeur et l'agent théâtral du texte représenté

 

 "Personne n’a compris avec autant de clairvoyance et de finesse le tragique des petits côtés de l’existence ; personne avant lui ne sut montrer avec autant d’impitoyable vérité le fastidieux tableau de leur vie telle qu’elle se déroule dans le terne chaos de la médiocrité bourgeoise." Gorki

 


Mise en scène de 
Karim Arrim

 

Avec


Thierry Coma, Michaël Appourchaux et Frédéric Noguer et Rosa stride

 

 

  Durée 1h30

 

L’ours

 

 

Un propriétaire terrien, ancien officier, bourru et violent, vient réclamer une dette à une jeune et jolie veuve qui a juré de ne pas se remarier. Après avoir échangé les propos les plus violents et avoir failli se battre en duel, les deux personnages tombent dans les bras l'un de l'autre, sous les yeux du vieux domestique ahuri.

Cette comédie n'a pas pris une ride et reste un modèle d'analyse des rapports homme/femme, un foisonnement de sensations mêlant amour et colère dans un tourbillon permanent.

 

Une demande en mariage

 

Lomov veut épouser Natalia, sa voisine. Endimanché, fébrile, il se présente chez Tchouboukov, le père de celle-ci. Tchouboukov, trop heureux de « caser » sa fille, la lui donne immédiatement et la fait venir pour qu’elle entende la demande de Lomov. Hélas, la discussion entre les deux promis tourne mal et dégénère rapidement en dispute à propos de terres en partage, de chiens de chasse, de vieilles histoires de familles… Il n’est nullement question du mariage, et le ton monte, monte…

Une demande en mariage illustre de façon éclatante le regard à la fois humoristique et absurde de Tchekhov, qui profite d'un fait divers pour faire ressortir chez ses personnages leur vraie nature et leurs plus profonds tourments.

 

Le tragédien malgré lui

 

Ivan Tolkatchev, père de famille, se présente chez son ami Alexeï Mourachkine les bras chargés de paquets, visiblement épuisé. Tolkatchev n’en peut plus, il demande à son ami de lui prêter un revolver  pour en finir avec sa vie qui n’est qu’un calvaire! Mourachkine refuse, mais accepte d’entendre les malheurs de son ami. Tolkatchev se met donc à raconter sa vie de mari martyr ! Toujours à faire des courses, à droite, à gauche, pour son épouse, pour ses voisines, contraint d’assister à d’ennuyeuses soirées… 

 

 

Ces trois pièces   sont de vrais joyaux ciselés avec génie et un art consommé du vaudeville et des situations comiques.


Trois histoires en une, jouées les unes après les autres.

Trois histoires qui trouvent des résonnances entre elles.

Quatre comédiens, trois pièces, un seul décor…

 

 


Création lumière                                          

Frédéric Dubreuil et Magali Pagès

Création costumes                                                  

Eve  Meunier

Création sonore                                                                  

Fabien portes

Musique originale                                                              

Nilco

Régie générale et chargée de production                   

Laetitia Pasquier

Infographiste                                                                      

Florence Bonnet

Photos

Pascal Guiblain




 

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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 13:23

 

L’imaginarium, un théâtre itinérant.

  

Les comédiens ont installé leurs tréteaux

Ils ont dressé leur estrade

Et tendu les calicots

Les comédiens ont parcouru les faubourgs

Ils ont donné la parade

A grand renfort de tambours

Dans votre ville ils viennent jouer le grand air,

Tous les spectacles d’un théâtre à ciel ouvert

Et derrière eux comme un cortège en folie

Ils drainent tout le pays,

Les comédiens…

 

Poussez la porte et entrez-donc vous installer

Sous les étoiles, le rideau va se lever …

Quand les trois coups retentiront dans la nuit

Ils vont renaître à la vie,

Les comédiens… 

D’après Jacques Plante

 

 

 

L’Imaginarium est un village au cœur duquel tous les arts se croisent puis se mêlent, retour vivifiant aux sources du théâtre itinérant.

 

L’Imaginarium propose, à l’intérieur de ses palissades :

 

Une salle de spectacles sous chapiteau

 

Une scène en plein air

 

Un bar tapas                  Décontracté, ouvert les week-end

  

Un cabaret                     

  

Un coin cosy                  Seul ou à plusieurs, pour méditer,        

                                       Discuter, ou simplement se reposer …

 

 

Les petits ateliers de l’Imaginarium…

 

Nous proposons également de nombreux stages, dans toutes nos disciplines. (Sur demande, organisation oblige.)

 

 

Une création du Théâtre Volubilis en coproduction avec le  Théâtre du Corbeau Blanc et le Cirque Zurraspas

                          

AVEC LE SOUTIEN DES VILLES ELNE ET CABESTANY.

 

 

Les créations de l'imaginarium

 

     

Tango

De Slawomir MrozekTango02

Mise en scène de Karim ARRIM

 

 

Un étudiant révolté impose à sa famille un brutal retour aux bonnes vieilles conventions bourgeoises.

 

De la grand-mère poker-maniaque à l’oncle réactionnaire tendance fasciste, de la mère fofolle et exhibitionniste à l’amant de la famille,  de la cousine légère au père artiste écorché, chacun tentera de défendre son propre mode de vie.

  

Ce conflit inversé des générations est un spectacle savoureux, d’une écriture intelligente et satirique à souhait.

 

 

Mrozek fait valser tous les idéaux dans cette comédie décalée et éclatante.

 

  

Le Cabaret de l’Imaginarium 

                                            « La cueillette des étoiles »

 

 

Promenade musicale, historique et humoristique sur tous ces grands moments du cabaret qui firent la joie de nos parents et grands-parents …

 

L’imaginarium vous  emmène en voyage, à New-York, Berlin ou Paris …

 

Retrouvez sur scène et en chant direct,  les Boris Vian, Robert Lamoureux, Berthe Sylva,  Gaston Ouvrard, mais aussi François Villon ou autres Bobby Lapointe, tous ceux qui firent les grandes heures du Music-hall d’avant la télévision …

 

 

La parade de l’imaginarium

 

 

La parade de l’imaginarium est bien plus qu’un spectacle, c’est une grande fête populaire à vivre de l’intérieur, un défilé libre, sans contrainte, entre performance artistique et événement convivial.

 

La parade de l’imaginarium est un événement fédérateur à la fois culturel, artistique et social qui s’adresse au grand public.

 

Une dizaine d’artistes déambuleront dans les rues : loufoques, traditionnels, humoristiques… Les arts de rue, jonglerie urbaine, interventions clownesques, fanfares funk, circassiens… 

Ils seront au rendez-vous !!!

Par Théâtre Volubilis
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 12:16


Le testament

Inspiré de l’unique roman d’Eugène Ionesco

« Le solitaire »

 

Avec Karim Arrim


 

« J'ai sans doute été inspiré par l'histoire de ce moine zen, qui arrivé au seuil de la vieillesse, après avoir cherché durant toute sa vie un sens à l'univers, un début d'explication, une clef, a tout à coup une illumination. Regardant autour de lui avec un regard neuf, il s'écrie : "Quel leurre !" et rit aux éclats ». Ionesco ("Antidotes", Gallimard, coll. "Blanche", p. 324.)"

 

 


Synopsis

 

 

"Surtout ne pensons pas. Ne pensons à rien. Ne jugeons de rien. Autrement, je deviendrai fou. Mais qu'est-ce que c'est qu'un fou? Autre question à ne pas se poser. Et c'est ainsi que j'ai pu vivre pendant des années dans l'instant, un instant sans commentaires, un instant indéfini" C’est du moins ce que pense le personnage du premier et de l’unique roman d’Eugène Ionesco.

A 35 ans, un homme fait un héritage et se retire de la vie. Il ne cesse de s’étonner de ses semblables qui continuent à vivre, à aimer, à croire. La recherche de l'oubli, la nostalgie du savoir que nous n'aurons jamais, le sentiment également de notre infirmité et du miracle de toute chose, lui donnent une dimension mystique. Comment parler d'un récit qui ne propose pas de réponse, pas ou si peu d'histoire, mais qui s'offre comme un songe (mi-cauchemar, mi-rêve en couleurs)?


Notes de mise en scène

 

La nouveauté d’une écriture (quelle qu’elle soit) vous jette dans un inconnu et vous oblige à inventer une nouvelle grammaire. L’adaptation scénique d’un roman  vous met face à un sens à incarner et à éclairer.  Cette recherche se réclame de la raison qui nous encourage, au-delà de l’acte affectif singulier, à explorer notre relation à l’œuvre afin de dépasser une agréable mais ponctuelle cohabitation.

 

Certains constatent qu’entre une bibliothèque et un théâtre, qui sont en général deux lieux d’étude, persiste une forme de silence : celui qui sépare, peut-être, deux ordres de raison, la tradition orale et la tradition écrite.  Pourtant le langage réunit ces deux modes d’échanges. Dans chaque spectacle, la matière inspire différemment. Nous ne sommes plus alors devant un exercice de style, mais dans une création.

 

Le Solitaire ne s'inscrit pas pour autant dans le cadre du type de romans classifiés sous le nom de "nouveau roman", et ce n'est pas non plus un roman du "théâtre absurde". C'est un roman psychologique (ce qui l'exclut des deux tendances mentionnées) - un roman existentialiste si on veut. Il y a en effet trois psychologies mêlées à l'histoire: celle de « Je », celle de « Je d'après coup » et celle de Ionesco. Comment distinguer les propos des trois? En tout cas, il est difficile sinon impossible de prétendre que tout ce qui est dit représente la pensée de « Je ».

 

Le point de vue n'est pas conforme aux règles du "naturalisme". Les hommes et les choses existent toutes par rapport au personnage « Je ». Nous connaissons exclusivement le monde qui l'entoure tel qu'il nous est accessible, c'est-à-dire : filtré par sa conscience. La composition formelle du roman est très libre. Il n'y a pas de chapitres indiqués et l'action change avec les réflexions de « Je » de façon désordonnée, un peu comme un "flot de conscience", mais tout de même un "flot" structuré par l'auteur.

 

Ionesco n'est pas sans savoir qu'il peut paraître malade d'esprit si on le juge à travers ses écrits:

 

"Je crois que la littérature est névrose. S'il n'y a pas névrose, il n'y a pas littérature. La santé n'est ni poétique ni littéraire. Elle ne permet pas le progrès non plus: elle ne demande "rien de plus, de mieux". Maintenant est-ce que cette "névrose" est significative ou représentative d'une tragédie humaine ou n'est-ce qu'un cas particulier Si c'est un cas particulier, cela a certainement moins d'intérêt. Dans la mesure où cette névrose est représentative de la condition humaine (l'homme n'est-il pas "l'animal malade"?), d'une détresse métaphysique, ou si elle est l'écho de conditions psychosociologiques qui ne sont pas la faute de l'écrivain, mais la faute de réalités objectives, alors cela peut avoir de l'intérêt, une signification vaste, qu'il est indispensable d'approfondir".

 

Biographie

 


Né à Slatina (Roumanie), le 13 novembre 1909.

Né d'un père roumain et d'une mère française, Eugène Ionesco passa sa petite enfance en France. Il y écrivit à onze ans ses premiers poèmes, un scénario de comédie et un « drame patriotique ». En 1925, le divorce de ses parents devait le conduire à retourner en Roumanie avec son père. Il fit là-bas des études de lettres françaises à l'université de Bucarest, participant à la vie de diverses revues avant-gardistes. En 1938 il regagnait la France pour préparer une thèse, interrompue par le déclenchement de la guerre qui l'obligea à regagner la Roumanie. C'est en 1942 qu'il devait se fixer définitivement en France, obtenant après la guerre sa naturalisation.

En 1950, sa première œuvre dramatique, La Cantatrice chauve, sous-titrée « anti-pièce », était représentée au théâtre des Noctambules. Échec lors de sa création, cette parodie de pièce allait durablement marquer le théâtre contemporain, et faisait de Ionesco l'un des pères du « théâtre de l'absurde », une dramaturgie dans laquelle le non-sens et le grotesque recèlent une portée satirique et métaphysique, présente dans la plupart des pièces du dramaturge. Citons, entre autres, La Leçon (1950), Les Chaises (1952), Amédée ou comment s'en débarrasser (1953), L'Impromptu de l'Alma (1956), Rhinocéros (1959), dont la création par Jean-Louis Barrault à l’Odéon-Théâtre de France apporta à son auteur la véritable reconnaissance. Viendront ensuite Le Roi se meurt (1962), La Soif et la Faim (1964), Macbeth (1972).

Auteur de plusieurs ouvrages de réflexion sur le théâtre, dont le célèbre Notes et contre-notes, Eugène Ionesco connut à la fin de sa vie cette consécration d'être le premier auteur à être publié de son vivant dans la prestigieuse bibliothèque de la Pléiade.

Eugène Ionesco fut élu à l'Académie française le 22 janvier 1970, par 18 voix contre 9 à Jules Roy, au fauteuil de Jean Paulhan. Il fut reçu par le professeur Jean Delay, le 25 février 1971.

Mort le 28 mars 1994.

 

Le théâtre des années cinquante est un genre renouvelé par deux dramaturges, Eugène Ionesco et Samuel Beckett. Le drame psychologique, la tragédie antique revisitée (Giraudoux), la comédie sont désormais écartés, et la mise en scène est réduite à quelques objets emblématiques, à un décor saugrenu. Les obsessions des personnages sont "cultivées" par des monologues confus ou des dialogues illusoires, dans lesquels le langage - son pouvoir, ses structures, ses préjugés idéologiques - est sans cesse remis en cause. Ce nouveau théâtre a parfois été nommé le "Théâtre de l’Absurde", car il rappelle en effet les thèmes existentialistes des œuvres de Sartre ou de Camus. Toutefois, cet absurde ne semble pas aboutir à un engagement (Sartre) ou à une révolte (Camus). Personnages et situations chez Ionesco et Beckett semblent plutôt s’immobiliser dans un tragique total, un nihilisme sans fin. La nature absurde de ce "nouveau théâtre" trouve également ses origines dans le mouvement surréaliste, et plus généralement, dans le rejet des propagandes totalitaires, fascisantes, qui ont tant marqué les premières décennies du XXe siècle.


Dans la dernière partie de sa vie, il s'essaya également au genre romanesque et termina en 1973 Le Solitaire, où un personnage à la fois marginal et insignifiant passe en revue son passé vide de sens et sans présent.

 

Equipe artistique

 

              Direction acteur                                      Thierry Coma

          Création lumière                                      Frédéric Dubreuil                              

          Régie générale                                        Laetitia Pasquier

          Direction artistique                                  Karim Arrim
                      Photos                                                      Pascal Guiblain 





Théâtre Volubilis

Salle Hélèna

Place de la république

66200 ELNE

 



Directeur Artistique

Karim Arrim 06 81 47 26 35

  Attachée de production

Laetitia Pasquier 06 11 83 47 52

theatrevolubilis@gmail.com

  



Création Théâtre Volubilis et Compagnie Pérégrine 2009




Avec le soutien de la ville d’Elne et la médiathèque Pierre Capeille

 



 

Par Théâtre Volubilis - Publié dans : Le testament
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 20:25

 

 




"Je riais de plusieurs façons, à voix haute et en silence, d’un rire biologique et intellectuel, mais mon rire n’arrivait pas jusqu’au fond. J’appartiens à une génération dont le rire est toujours assaisonné avec ironie, amertume ou désespoir. Un rire normal, un rire pour rire, gai et sans problèmes, un jeu de mots amusant – ça nous paraît un peu passé et provoque la jalousie."
Slawomir Mrozek

 


Synopsis

Deux hommes que tout semble opposer s’affrontent cruellement un soir de réveillon. Un intellectuel terrassé par sa lucidité, un ouvrier lesté d’un bon sens grotesque, deux visions du monde irréconciliables. Autour d’une table, puis d’une bouteille, puis d’un problème, ces deux solitudes poursuivent une drôle de danse : souvent féroce, parfois absurde et oppressante, toujours rythmée par la mélancolie incisive de l’écriture de Slawomir Mrozek.

« Les émigrés » est un texte particulièrement pertinent dans le contexte social tendu que nous connaissons, où les écarts économiques se creusent, favorisant le repli sur soi et le rejet des autres. L’actualité récente illustre jusqu'à l’absurde ces comportements extrêmes, cet enchaînement dramatique.Ces émigrés auront beau faire et défaire leurs bagages, ils y recueilleront toujours la lancinante déchirure de l’exil.


Notes de mise en scène



Nous n’avons jamais cessé de considérer la langue des vrais poètes comme la forme la plus vivace et la plus exaltante de communication entre les hommes.

« Les émigrés » de Slawomir Mrozek est un  regard puissant et tendre sur l’immigration. 

 

Tel sera le débat, le long débat, tour à tour comique, tragique, sarcastique, atroce, de cette longue nuit de réveillon, autour d’une table, puis d’une bouteille, puis d’un problème. Jusqu’à ce qu’enfin la vérité éclate, dans l’excitation  de l’alcool : rien l’un sans l’autre et rien l’un avec l’autre, tant qu’aucun ne changera.

Ces deux égarés font un homme et l’on sent que jamais l’intellectuel n’ira jusqu’au travail, jusqu’à la réalité, et que jamais l’ouvrier-paysan n’accédera au monde de l’esprit.

Sans doute resteront-ils ainsi face à face, des nuits dans cette nuit sans fin où le temps demeure immobile jusqu’à ce que l’un s’abîme dans le sommeil, que l’autre s’écroule dans les sanglots.        

 

Un théâtre de l’absurde, un théâtre de l’angoisse communicative chère à Ionesco, Mrozek expose ses thèmes favoris et en joue en virtuose.  Ce type de théâtre demande qu’on joue la situation sans spécifier les motivations mais en laissant au spectateur la possibilité d’imaginer le contenu caché. Cependant s’il arrive à Pinter de traiter des thèmes voisins de ceux du dramaturge polonais (l’Anniversaire) sa technique serait plutôt d’introduire dans une trame relevant en apparence d’un réalisme traditionnel des éléments grinçants et insolites. Les fantasmes peuvent intervenir chez Mrozek de manière plus concrète et bousculer d’entrée de jeu la vraisemblance des données. D’autre part, cet écrivain se réfère à des situations politiques, des rapports sociaux, dont il fait ressortir l’aspect inquiétant ou grotesque.

 

La réussite d’une mise en scène suppose, pour ce type de dramaturgie, l’aptitude à utiliser divers registres de significations suscitées par le texte et la capacité de rendre compte de ce qui ne présente ni sens ni continuité. Ceci, afin d’unifier ce qui, débutant en comédie de mœurs décontractée, vire abruptement au tragique, pour finir en dérision.

 

« Les émigrés » garde un ton très personnel. Une inquiétude nettement affichée quant aux rapports des hommes entre eux dans un univers où l’histoire broie le citoyen comme la meule le blé. Le pessimisme dynamique de Mrozek porte, sans en avoir l’air, à la mélancolie noire, tout en ricanement, et avec un beau déploiement d’incertitudes pour ce qui est notre avenir.
Il est de notre responsabilité de choisir des pièces qui, par leur langage ou leur situation, défient les tabous de nos sociétés et témoignent de l’empathie pour ceux qui souffrent des contraintes d’une morale répressive.

                                                                                                                            Karim Arrim

 

« Les émigrés »
De Slawomir Mrozek
• version originale : polonais
Traducteur version français : Gabriel MERETIK

Pièce de théâtre d’auteur contemporain


 

Slawomir Mrozek est devenu, à côté de Beckett et de Ionesco, un des auteurs dramatiques clés du monde contemporain, par son goût du grotesque et son acharnement à tourner en dérision la société.

Journaliste, auteur de nouvelles courtes, auteur dramatique, Mrozek n’est pas un expansif. Dans la vie même il est économe de geste et de parole. Sa pensée est incisive, il aime la clarté. Ses raisonnements mathématiques s’opposent au pathos romantique qui a longtemps sévi chez les littérateurs polonais. Les lectures dont il se réclame sont les écrivains français du 18 siècle, les contes philosophiques de Voltaire, les rationalistes. Avec sa raison, il s’applique à comprendre le monde d’aujourd’hui, à démonter les pièges, à dominer des situations contraignantes par la subtilité de l’intelligence.


 

 
Distribution

XX                                                                 Thierry Coma
AA                                                                 Michaël Appourchaux                                 

Scénographie et mise en scène
                   Karim Arrim
Création lumière                                          Frédéric Dubreuil
Musique originale                                        Nilco
Création graphique                                       Florence Bonnet       
Chargée de communication                          Laetitia Pasquier
Photos                                                            Pascal Guiblain  


Théâtre Volubilis
Salle Helena

Place de la République

66200 ELNE

Administration

theatrevolubilis@gmail.com


N° licence : n°  21023631

L’Arche est agent théâtral du texte représenté

 

Création Théâtre Volubilis 2008

Avec le soutien de la Région Languedoc Roussillon,  la ville d’Elne, la ville de Cabestany, Le Foyer de la Raho et le Conseil Général P.O

 

 


 

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Présentation

  • : Théâtre Volubilis
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  • : culture théâtre spectacle vivant Loisirs
  • : Théâtre Volubilis est fondée en 2001 par le comédien et metteur en scène Karim Arrim. Il est destiné à donner une large place aux nouvelles énergies de la création artistique, s’engageant ainsi en faveur des jeunes artistes. Elle a également pour objectif de faire découvrir au public et à la profession les talents émergents et de proposer des rendez-vous mêlant différentes générations dans le cadre du renouvellement de la créativité.
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